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Le Cheval et Le Changement de Saison

Les changements de saison pour les chevaux au pâturage

Pour un cheval ou un poney qui vit au pré, les jours ne se ressemblent pas. Il est particulièrement sensible au fil des saisons et aux modifications de son environnement : la durée du jour, l’ensoleillement, l’humidité, le froid, le chaud. Faut-il ou non mettre une couverture cheval extérieur ? Son organisme a sa saisonnalité : les chaleurs chez les juments, la saison de reproduction des mâles, le changement de poil,  et les maladies saisonnières comme la gale de boue, les crevasses, les coups de chaleur, la bronchite vermineuse ou la dermite estivale

La durée de lumière pour le cheval :

La durée de la lumière est importante pour tous les chevaux et notamment elle rythme la production et la chute du poil. 

Elle l’est encore plus pour les juments qui présentent une activité sexuelle saisonnière, même si certaines peuvent avoir des cycles sexuels tout au long de l’année. En effet, 60 % des juments sont en inactivité ovarienne de janvier à mars. C’est le repos sexuel hivernal ou l’anœstrus saisonnier. Mais les dates d’arrêt et de reprise du cycle sont assez variables d’une jument à l’autre. En général, l’arrêt à lieu entre octobre et décembre et la reprise en mars-avril. 

Cet arrêt est donc lié à la photopériode mais aussi à la disponibilité de la nourriture. Les jeunes juments, les juments maigres, les juments qui ont allaité l’année précédente, les ponettes sont quasi systématiquement en repos sexuel hivernal. 

Pendant les périodes de chaleurs, les juments changent souvent de comportement. Certaines deviennent rétives au travail et il est parfois bon de leur accorder quelques jours de tranquillité. D’autres ne supportent plus le contact des autres chevaux ce qui peut poser des problèmes au travail comme en pâture. 

Le changement de température :

Le changement de température a surtout une influence sur les mécanismes de thermorégulation : production de chaleur en hiver, évacuation de la chaleur par la sudation notamment en été. En général, on considère que le cheval est mieux armé pour faire face à aux températures basses qu’aux températures élevées. Les comportements des chevaux s’adaptent. C’est ainsi qu’on peut souvent voir un cheval qui galope joyeusement dans la neige par des températures polaires alors que par canicule, il restera à l’ombre sagement. 

Faites donc particulièrement attention à l’abreuvement de votre cheval ou de votre poney en été. S’il fait des efforts, l’idéal est d’utiliser une solution de réhydratation mais il faut prendre la précaution de l’y accoutumer avant pour qu’il ne soit pas surpris par le goût forcément différent de son eau habituelle. Un apport régulier de sel est encore plus important à ce moment-là. 

Tout doit être fait pour que votre cheval puisse réguler sa température au mieux. Un abri solide, bien orienté sera aussi apprécié en été qu’en hiver. En été, la litière peut être limitée voire absente si le cheval ne s’abrite pas souvent. En hiver, elle contribue efficacement à lui offrir un espace sec et chaud. Cependant, il ne faut pas s’alarmer si votre cheval ou votre poney reste sous la pluie au lieu d’aller s’abriter. C’est que son poil joue son rôle de couverture extérieur cheval et qu’il n’a pas froid. Tout au plus pensez à vérifier qu’un toit en tôle un peu sonore en cas de pluie ou qu’une planche mal attachée qui bouge par grand vent ne lui font pas peur. La couverture peut être un plus pour les chevaux tondus, faibles, malades ou âgés. 

La pousse ou la chute du poil du cheval ou du poney :

Les poils forment la robe du cheval. On distingue les poils de jarre ou poils de couverture, longs et nombreux, rectilignes et les poils de bourre qui forment un duvet entre les poils de jarre. Courts et laineux, ils ont pour fonction essentielle de faire isolant, permettant ainsi au cheval de garder sa chaleur. C’est une couverture naturelle. Ils sont nombreux lorsque le cheval est en poil d’hiver pour devenir quasi inexistants en poil d’été. Certaines races développent un pelage plus dru. 

L’autre différence entre le pelage d’hiver et le pelage d’été est la longueur des poils de jarre, plus longue en hiver

Même s’il y a perte de poils tout au long de l’année, les périodes de changement de saison sont des périodes où le phénomène est important. Le changement de poil est déterminé par la photopériode autrement dit la lumière du jour et non la température. Pour cette raison, un froid précoce est plus durement ressenti qu’un froid au milieu de l’hiver. A contrario, un printemps rapidement chaud, est difficile à supporter pour les chevaux qui ont encore leur poil d’hiver.

A noter qu’une anomalie, soit dans la production du poil soit dans sa chute doit amener à consulter un vétérinaire. 

En période de pousse du poil, veillez à apporter à votre cheval les nutriments dont il a besoin et notamment ceux qui vont lui servir à la production de kératine comme les acides aminés soufrés ainsi que le cuivre et le zinc. La perte de poil paradoxalement peut être un moment où le cheval est plus fatigué mais il est difficile de savoir si c’est le changement de saison ou la perte du poil en elle-même qui en est la cause. 

Une bourre importante comme celle des poneys est un avantage en terme d’isolation mais met plus longtemps à sécher lorsqu’elle est mouillée. Il peut se développer alors des problèmes cutanés qui exigeront des soins attentifs. Le vieil adage qui dit qu’il faut ramener un cheval sec après le travail prend alors toute son importance pour éviter les problèmes respiratoires. 

Les problèmes liés à l’humidité sur le corps du cheval :

Les problèmes liés à l’humidité se rencontrent principalement au niveau des zones qui restent mouillées sur de longues périodes comme le dessus du dos et les membres. Les gales de boue et les crevasses font souffrir les chevaux et peuvent même les rendre boiteux. Un diagnostic vétérinaire et des soins attentifs sont alors nécessaires mais il est aussi important de maintenir le cheval au sec. Cela passe par un abri protégé de la pluie mais aussi éventuellement par la stabilisation des zones de piétinement très boueuses. Ces zones sont généralement situées à la sortie de l’abri et du pré, autour du râtelier à foin, dans les cheminements. Classiquement, on mettait du « tout venant » pour limiter le problème. Actuellement, il existe des dalles plastiques qui stabilisent efficacement tout en permettant la repousse de l’herbe par la suite. 

Les insectes :

Les insectes sont le fléau de la belle saison, pour nos chevaux aussi. Si tous ne développement par la redoutable dermite estivale, tous peuvent souffrir du dérangement et des piqûres. Les animaux se mettent tête-bêche pour se chasser l’un l’autre ces indésirables mais cela ne suffit pas et pour les chevaux sensibles, sujets aux allergies ou à la dermite estivale, les répulsifs sont indispensables. 

Pensez au cours de l’été à enlever avec un couteau ou une pierre ponce, les petits œufs jaunes de membres de votre cheval. Ce sont des œufs de gastérophiles qui une fois ingérés vont se fixer dans la paroi de son estomac. Les éliminer au fur et à mesure est simple et peu contraignante et c’est un gage de santé pour un cheval au pré. En outre, plus vous ferez la chasse aux œufs, moins il y aura d’adultes l’année d’après pour tourner autour de votre cheval et le rendre nerveux. 

Les mouches plates qui se mettent sous la queue et sur les organes génitaux ont une morsure douloureuse. 

Fasse à tous ces assauts, le cheval peut devenir très nerveux et se fatiguer. Il convient de faire le maximum pour que l’été soit aussi pour lui une belle saison. 

La modification du régime alimentaire au pré :

Un des principaux facteurs de changement pour un cheval au pré est l’évolution de la flore et donc de son alimentation tout au long de l’année. 

Au printemps, l’herbe jeune peut provoquer des diarrhées du fait d’un taux d’azote et de potassium importants. En ce cas, limiter pour quelques jours l’accès à l’herbe et distribuer un peu de foin ou de paille pour faire une transition entre le régime d’hiver sec et le régime de printemps, riche en eau. 

Ensuite, pendant toute la saison l’herbe va évoluer considérablement en fonction de la pousse et de la manière dont est menée l’exploitation du pâturage. Le cheval va naturellement adapter en partie son ingestion à ce phénomène et notamment il est capable de compenser jusqu’à un certain point la diminution de la digestibilité de l’herbe au cours de la saison. 

Cependant, dans certaines régions, le creux de production estival peut être marqué, surtout en année sèche. Il faudra alors ressortir le foin d’hiver en attendant la reprise de la pousse de l’herbe. Et on verra réapparaître les symptômes chez les chevaux emphysémateux. 

A l’arrivée de l’hiver le passage à un régime sec de fourrage conservé ne pose généralement pas de problème puisqu’il se fait progressivement sur les chevaux au pâturage. 

Le risque de fourbure que l’on évoque souvent pour les poneys au pâturage est d’autant plus important que l’animal est gros et que la teneur en sucres solubles de l’herbe (particulièrement les fructanes) est élevée. Même si on observe souvent cette maladie au printemps, on peut aussi l’avoir en saison hivernale si on a une période assez longue de temps ensoleillé avec des températures basses. 



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