Les plantes toxiques pour le cheval

Depuis des siècles, le cheval est considéré comme un animal noble et intelligent par l’être humain. Ainsi, généralement, les chevaux savent distinguer les plantes toxiques et sont suffisamment malins pour ne pas faire l’erreur de les manger.

Mais qu’en est-il lorsque ces plantes sont données à manger par l’homme lui-même, en étant intégrées au fourrage de l’écurie, par exemple ? Une fois coupées et séchées, elles deviennent plus difficiles à repérer par l’animal. L’empoisonnement devient alors un risque réel ! C’est pourquoi, nous vous aidons à ménager votre monture en dressant la liste des plantes toxiques pour votre équidé.

En sachant également qu’avec les variations de météo, des plantes plus ou moins toxiques peuvent apparaître dans les prés et donc exposer les équidés à des risques délétères sur leur santé, aux effets plus ou moins rapides.

Avant toute chose, il existe différents niveaux de toxicité de plantes. Ce n’est pas parce que votre cheval ingurgite une plante nocive qu’il risque forcément la mort. Certaines variétés, les moins dangereuses, causeront des troubles digestifs temporaires sans réelle gravité. L’ingurgitation de plantes toxiques par les chevaux est d’autant plus délicate que ces animaux sont incapables de vomir. Impossible alors de proscrire un traitement vomitif, une fois la plante avalée.

La liste qui suit vise à vous donner un aperçu le plus large possible sur les plantes nocives pour votre cheval. En parallèle, sachez qu’il existe une application pour les identifier en toute facilité. Disponible sur Android et sur Apple Store et proposée par le Haras National suisse d’Agroscope, l’application Toxiplant répertorie pas moins de 70 plantes néfastes.
Vous y trouverez non seulement le nom de l’espèce mais également des photos, une description précise et les symptômes qu’elle peut causer.

Plantes toxiques cheval - Le Paturon

Quelles sont les plantes à faible toxicité pour le cheval ?

A FAIRE : Parmi les plantes faiblement toxiques pour les chevaux, il y a d’abord celles qui peuvent provoquer des coliques ou des diarrhées passagères lorsqu’elles sont ingurgitées en trop grandes quantités. C’est notamment le cas de la nielle des blés (c’est sa faible présence qui minore le danger, sinon elle est toxique). D’autres variétés, telle l’écorce de robinier (tox digestive variable liée àà la ribine pouvant se compliquer par des troubles nerveux), peuvent entraîner des effets secondaires sur le système cardiaque et nerveux. Dans cette catégorie, citons également le cytise (plante hautement toxique chez le cheval VOIR FICHE IFCE), un arbuste susceptible de causer des troubles de la motricité chez votre cheval. La gesse (gesse et vescu pour le neurolathyrisme + atteinte rénale et cutanée avec certaines vescu dont la vesce villosa vicia) et le trèfle des foins font quant à elles partie des plantes qui peuvent favoriser l’apparition de maladies contraignantes et invalidantes chez le cheval. La première peut ainsi être à l’origine du lathyrisme. Se manifestant sous la forme d’une intoxication alimentaire, cette maladie est responsable d’une dégénérescence nerveuse de l’animal. Parmi les symptômes visibles, il y a une faiblesse des membres inférieurs et une titubation marquée. Sous son apparence inoffensive, le trèfle des foins pourra lui engendrer une trifoliose, couramment désignée sous le nom de maladie du gros foie (surtout photo toxique secondaire). Colique cheval et fourbure sont ses manifestations les plus communes. Il s’agit d’une herbacée qui rend les chevaux plus agressifs.

Quelles sont les plantes à toxicité élevée pour le cheval ?

A FAIRE : Contrairement aux espèces citées plus haut, l’absinthe est une plante toxique à prendre très au sérieux. Les conséquences peuvent être dramatiques pour une jument pleine. Quelques grammes de cette plante suffisent à causer un avortement du poulain. D’autres variétés de plantes agissent déjà durablement avec une prise inférieure à 500 grammes. C’est le cas de l’aconit, une plante mortelle dès très peu de grammes ingurgités.

Dans un premier temps, le cheval subira des diarrhées et ne pourra plus uriner (ce qu’on appelle l’anurie). Puis, son larynx se paralysera et la syncope surviendra. 300 grammes, c’est également le seuil critique du semen-contra (???), responsable de convulsions. Dans la même famille des Artemisia, l‘armoise (pas de tox connue de Artemisia vulgaris ou annua) devient nocive à partir d’une ingestion de 700 grammes. Pire encore, 60 grammes d’ellébores (Hellébore rarement toxique et pas 60g) entraîneront un décès après l’apparition de crampes et de paralysies inévitables. L’euphorbe est même mortelle dès 50 grammes (impossible du la causticité de la plante, surtout que la plante est potentiellement cardio toxique) mais il reste rare que les chevaux en consomment.
Dans le cas des variétés de digitales (la digitale n’a pas ce niveau de toxicité), une distinction notable est à faire entre les feuilles fraiches et celles séchées. Si la mort a peu de chance de survenir avant une ingestion de 200 grammes de feuilles fraiches25 grammes de séchées suffisent à provoquer le décès. Des diarrhées sanglantes et des vertiges surviennent alors dans un premier temps. Dans les situations les plus extrêmes, un arrêt cardiaque fatal peut se manifester. La belladone est encore plus active dans sa toxicité. A partir de 10 grammes (10g impossible) ingurgités, le cheval endurera une paralysie progressive de ses muscles puis les troubles s’étenderont à d’autres régions de l’organisme : motricité, humeur, système cardiaque et respiratoire, vue… 120 grammes à peine suffisent à causer la mort. La jusquiame est à proscrire pour les mêmes raisons. Autre plante toxique cheval, la morelle noire (???) contient des alcaloïdes dans ses feuilles. Elle cause une irritation des muqueuses et des diarrhées abondantes.

A FAIRE : Morelle troubles digestifs mineurs car feuille à solanine fruits verts toxiques et baisse toxicité chez fruits mûrs

Comme les hommes, les chevaux peuvent précipiter leur mort à cause d’addictions néfastes. Citons le tabac pour exemple. Saviez-vous que certains chevaux sont très attirés par le tabac à fumer ? Malheureusement, une ingestion de 300 grammes suffit à causer le décès de l’animal.

A l’inverse, il existe des espèces dangereuses pour l’homme ou certains animaux domestiques (en particulier, le chien et le chat) mais moins sensibles pour le cheval comme la cigüe (source ???). Si le décès ne se manifestera qu’en cas de grosse quantité ingurgitée et après une paralysie respiratoire, 100 grammes suffisent déjà à l’animal pour ressentir des convulsions et des spasmes. On retrouve les mêmes symptômes après l’ingurgitation de buis (non troubles digestifs avec le buis), généralement après 700 grammes.
Soyez également vigilant avec le coquelicot. Veillez à ce que cette fleur, aussi belle soit-elle, ne compose pas plus d’un dixième du fourrage. On y trouve une substance apparentée à la morphine dont les propriétés sédatives perturbent le système digestif de l’animal. Des accès de nervosité, des troubles de la respiration et des crampes peuvent survenir en sus des coliques et des diarrhées.
Proche de l’arsenic, le colchique (???) s’accompagne lui aussi d’effets désastreux si le cheval en mange ne serait-ce que 75 grammes (???) au sein d’un fourrage de 5 kg. Une jument pleine pourra avorter. Un poulain intoxiqué ne survit généralement pas plus de deux jours. Pour un cheval adulte et bien portant, les symptômes persisteront quelques jours (paralysie respiratoire) avant la mort. A partir de 400 grammes ingérés, le laurier-cerise (surtout chez les ruminants) cause des troubles du système cardiaque et nerveux.
Le laurier-rose (cardio toxique avec troubles digestifs et parfois nerveux, convulsions), lui, malgré des qualités décoratives évidentes, fait chuter la température du cheval. Ses pupilles se dilateront tandis que des diarrhées et d’autres perturbations du système gastro-intestinal seront manifestes. Finalement, une paralysie du coeur causera la mort. Comme le laurier-rose, l’adonis vernalis (pas le vernalis de printemps, c’est aestivalis au flamm??). L’animal en ingurgite généralement involontairement par contamination de son foin. Plante issue de la région méditerranéenne, la férule est elle aussi particulièrement nocive pour les chevaux (troubles hémorragiques)

A FAIRE : De manière générale, choisissez toujours avec soin et non au hasard les plantes qui composeront le fourrage. L’ivraie enivrante (très rare) est toxique même en faible quantité. Sur un fourrage de 5 kg, évitez un poids de plus de 200 grammes (???) pour cette plante. Idem pour la prêle des marais. Les fougères mâles (c’est fougère aigle et Prêles qui contiennent des thiaminases et les doses sont ?) sont des plantes à manipuler avec une subtilité encore plus grande. Les feuilles et les bourgeons sont généralement sans conséquence pour l’animal. Mais il n’en va pas de même des rhizomes. L’intoxication survient dès 50 grammes (???). Avec une ingestion de 80 grammes (???), le cheval mourra.
A l’inverse, la vesce (faux, vesce cultive vicia sativa mais sa cousine vicia villosa est potentiellement toxique) ne présente aucun danger si elle est consommée sous forme de fourrage. Sa toxicité est cependant reconnue lorsqu’elle est verte. Parmi les symptômes que vous ne tarderez pas à remarquer, citons la transpiration, la perte de poids du cheval, le jaunissement des conjonctives, un rythme cardiaque accéléré et une chute de la température mais aussi du poil de la bête.
Pourtant, l’intoxication mortelle du cheval n’est pas toujours liée à une erreur humaine. Prenons le cas du datura Stramoine. Cette herbacée nocive est souvent ingurgitée lors d’une randonnée. Les symptômes peuvent mettre plusieurs jours (non) à apparaître : coliques, muqueuses asséchées, tachycardie… Egalement présente en montagne sur les sentiers de ballades, le vérâtre commun (ou hellébore blanc) (non, jamais ingérée en frais graines et feuilles dans du foin éventuellement) entraîne des perturbations du rythme cardiaque dès 12 grammes ingérés (???). La mort est quasi-certaine au-delà de 150 grammes.
Le genévrier sabine entraîne diarrhées, tremblements, douleurs au ventre, fébrilité et paralysie. Les poulinières pourront faire l’objet d’un avortement. Les effets de cette espèce, dangereuse dès 40 grammes (???), sont à rapprocher de la rue officinale (non c’est plutôt la furo ???) et du thuya.

A FAIRE : Qui dit intoxication du cheval, ne signifie pas forcément qu’une plante ou une herbe est responsable. Il peut aussi s’agir de fruits et de feuilles d’un arbre, comme ceux et celles de l’érable sycomore (graine et cotyledor sont les 2 entités toxiques du sycomore). L’if (aiguilles et graines toxiques, l’arille (fruit) ne l’est pas) est une autre espèce à bannir. Ses baies (non c’est la seule partie non toxique) causent une morte foudroyantes, même si l’ingestion n’a eu lieu qu’à toute petite dose. Les champignons sont eux aussi à surveiller de près, comme l’ergot du seigle qui, dès 150 grammes, entraîne une ivresse chez l’animal. Les membres ne tardent pas à se paralyser tandis que le cheval éprouve des difficultés grandissantes à respirer. En-dessous de cette quantité, les symptômes ne dépassent généralement pas les convulsions, diarrhées et tremblements.

Finissons cette liste de plantes toxiques avec la famille des renonculacées (aconit, anémone pulsatille, adonis, ficaires, renoncules…) (mélange de genre qui n’ont pas les mêmes niveaux de toxicité), le rhododendron (qui entraîne une salivation excessive et une inflammation des parois intestinales) et le séneçon jacobée. Cette dernière espèce, dite herbe de Saint-Jacques, entraîne rarement une intoxication aigüe. L’intoxication chronique est cependant beaucoup plus fréquente. Si le cheval en consomme régulièrement, des dommages au foie apparaîtront.

Quelles sont les zones à risques en termes de plantes toxiques pour le cheval ?

Les zones à risques et plantes toxiques associées à prendre en compte pour la santé du cheval sont :

  • Au niveau des haies urbaines, arbustes ou arbres d’ornement (par une ingestion accidentelle au sol ou dans le foin en cas de taille de haies et tontes de pelouse) : Thuya, Lauriers, Datura ;
  • Au niveau des pâtures : Trèfle jeune, Séneçons, Porcelle enracinée ;
  • Au niveau des haies bocagères : Robinier ou faux acacia, Cytise, Genêt à balais ;
  • Au niveau des arbres : Erable sycomore, Chêne, If ;
  • Au niveau des talus et bordures de haies : Fougère aigle, Berce du caucase, Euphorbe ;
  • Au niveau du foin : Séneçons, Coquelicot, Trèfle jaune.
Basé sur la liste des plantes toxiques pour les équidés RESPE
ZONESPLANTESTOXICITEMORTALITETROUBLES
Haies urbaines, arbustes et arbres d’ornementCyprès et ThuyaMoyennement toxiqueMort possibleDigestifs et neurologiques
Haies urbaines, arbustes et arbres d’ornementDaturaMoyennement toxiqueMort possibleDigestifs, cardio-respiratoires et rénaux/urinaires
Haies urbaines, arbustes et arbres d’ornementLaurier ceriseMoyennement toxiqueMort possible en quelques minutes après convulsionsDigestifs, neurologiques et cardio-respiratoires
Haies urbaines, arbustes et arbres d’ornementLaurier roseHautement toxiqueMort possible en quelques minutesDigestifs, neurologiques et cardio-respiratoires
PâturePrêleMoyennement toxiqueMort possibleDigestifs et neurologiques
Pâture et foinSéneçon du capMoyennement toxiqueMort possible en quelques jours à quelques semainesDigestifs, neurologiques, cardio-respiratoires, hépatiques, reproducteurs et cutanés
Haies bocagèresRobinier ou faux acaciaHautement toxiqueMort possible en quelques joursDigestifs, neurologiques et cardio-respiratoires
ArbresErable sycomoreMoyennement toxiqueMort possibleDigestifs, cardio-respiratoires, rénaux/urinaires et musculaires
ArbresIfHautement toxiqueMort possible en quelques minutesDigestifs, neurologiques et cardio-respiratoires
Talus ou bordures de haiesBerce du caucaseMoyennement toxiqueEn général non mortelleDigestifs et cutanés
FoinCoquelicotMoyennement toxiqueEn général non mortelleNeurologiques et cardio-respiratoires

Quelle est la toxicité de l’Erable sycomore ?

Communs et répandus en France, les érables sont surtout présents dans les campagnes ainsi qu’en ville, dans les parcs, les jardins et en bordure de route.

Toute présence d’érable à proximité des pâtures de vos chevaux doit vous alerter : veillez à rester vigilent et à retirer du pré toute fleur, fruit ou jeune pousse.

Concernant la toxicité de la plante, toutes ses parties sont toxiques, mais en général, les intoxications proviennent surtout de l’ingestion de jeunes pousses ou fruits par les chevaux.

La dose toxique varie d’un arbre à l’autre, du cheval, de la quantité de toxine dans les fruits ainsi que de la croissance de la plante.

En seulement 48 à 72 heures, les premiers signes cliniques peuvent apparaître et mener jusqu’à la mort de l’équidé :

  • Urines foncées ;
  • Faiblesse généralisée, raideurs, difficultés à se mouvoir ;
  • Appétit exacerbé, coliques ;
  • Arythmie cardiaque.
Erable sycomore plante toxique cheval - Le Paturon

Quelle est la toxicité de l’If à baies ?

Conifère non résineux, l’if à baies est répandu en France dans les parcs, jardins et cimetières notamment sous forme arbustive comme plante d’ornement. Cette plante supporte bien les grands froids et s’accommode de la grande majorité des sols.

L’ensemble de la plante est toxique, et plus particulièrement ses feuilles. En revanche, ses fruits sont dépourvus de toxine. Très attractif pour les animaux, ils le consomment facilement lorsqu’ils y ont accès. L’if comportent des huiles irritantes pouvant provoquer une inflammation gastro-intestinale.

Sa dose toxique et mortelle pour un cheval de 500kg est de 100 à 200g de feuilles.

Se caractérisant souvent par une mort subite d’origine cardiaque en quelques heures voire minutes après l’ingestion, les symptômes résultent de la quantité de toxine ingérée :

  • Arythmies, bradycardie ;
  • Prostration, tremblements musculaires, convulsions, ataxie, agitation, état de faiblesse ;
  • Dyspnée ;
  • Diarrhée, coliques ;
  • Mort subite d’origine cardiaque.
If à baies cheval - Le Paturon

Quelles sont les plantes toxiques pour le cheval dans les haies bocagères ?

Véritables réservoirs de biodiversité, les haies bocagères sont une excellente protection pour les cheval contre les conditions météo. Toutefois, elles peuvent être dotées d’arbustes toxiques :

  • Cytise (hautement toxique avec mort possible) ;
  • Fusain d’Europe (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Genêt à balais (faiblement toxique et en général non mortelle) ;
  • Robinier faux acacia (hautement toxique avec mort possible en quelques jours).

Quelle est la toxicité du Robinier faux acacia ?

Résistant et envahissant, le robinier faux acacia est originaire d’Amérique du Nord et présent sur le territoire français. Il pousse un peu partout et peut parfois créer d’énormes bosquets. Il a besoin d’énormément de lumière et se trouve donc souvent le long des axes ainsi qu’en lisière de bois.

L’ensemble de la plante est toxique, spécifiquement les graines et l’écorce. Sa toxicité est maximale à l’automne et l’intoxication du cheval est souvent due à la consommation d’écorce sur l’arbre directement ou les poteaux de clôture.

Sa dose toxique est de 50g d’écorce pour un équidé de 500kg, 150g étant la dose mortelle.

Quelques heures suite à l’ingestion, les chevaux peuvent présenter les symptômes suivants en fonction de la quantité ingérée :

  • Salivation abondante, coliques, diarrhées ;
  • Muqueuses pâles ;
  • Tachycardie, tachypnée ;
  • Prostration puis agitation, trémulations musculaires, ataxie, paralysie, coma.
Robinier faux acacia cheval - Le Paturon

Quelles sont les plantes toxiques pour le cheval dans les pâtures et le foin ?

Le Séneçon, le coquelicot comme le colchique sont trois plantes aux fleurs vives et colorées fleurissant dans les pâtures du printemps jusqu’à l’automne. Pour autant, ces plantes aux couleurs chatoyantes qui garnissent les prés sont nocives tout comme :

  • Adonis de printemps (hautement toxique avec mort possible en quelques heures) ;
  • Adonis d’été (hautement toxique avec mort possible en quelques heures) ;
  • Argémone mexicaine (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Colchique (hautement toxique et en général mortelle) ;
  • Colza (moyennement toxique et en général non mortelle).

Quelles sont les plantes toxiques pour le cheval dans les massifs ornementaux, haies horticoles et aménagements paysagers ?

Proches d’une maison, en zone urbaine comme en bordure de route, les aménagements paysagers sont réputés comme toxiques et mortels pour les équidés.

Prenez donc garde en balade et randonnées,  ainsi que concernant vos prés, car les déchets d’aménagements paysagers peuvent y être déposés en toute bonne volonté :

  • Asclépiade (moyennement toxique avec mort possible) ;
  • Brugmansia (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Buis (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Cotoneaster (faiblement toxique et en général non mortelle) ;
  • Cyprès et Thuya (moyennement toxiques et en général non mortelles) ;
  • Daphné (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Héllebores (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Laurier cerise (moyennement toxique et non mortelle pour les chevaux) ;
  • Laurier rose (hautement toxique avec mort possible) ;
  • Muguet (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Rhododendron (moyennement toxique et en général non mortelle).

Quelle est la toxicité du Datura ?

Originaire du Mexique, le datura est présent dans l’ensemble de l’Europe et pousse en grande majorité dans les champs cultivés, le long des chemins, les friches, les décombres, les remblais et au niveau du sable dans les cours d’eau. Il aime les terres fraîchement retournées ainsi que les sols riches en nutriment. Cette plante peut être très envahissante localement.

L’ensemble de ses parties sont toxiques, et en particulier ses graines et ses racines dont la toxicité est accentuée au printemps. Les intoxications chez le cheval ont principalement lieu par ingestion de fourrages contaminés par la plante, étant donné que son odeur est désagréable.

La dose toxique pour l’équidé est de 50 à 300g de graines.

Le cheval intoxiqué a très soif et refuse le fourrage, et les symptômes peuvent même aboutir à la mort :

  • Coliques, besoin accru d’uriner ou de déféquer ;
  • Abattement, sécheresse des muqueuses, tremblements, ataxie, hyperexcitabilité, troubles du comportement, hallucinations ;
  • Transpiration abondante ;
  • Tachycardie, tachypnée ;
  • Prostration, paralysie.
Datura plante toxique cheval - Le Paturon

Quelle est la toxicité du Laurier rose ?

Particulièrement résistant à la sécheresse et à de larges amplitudes de températures, le laurier rose se retrouve dans les milieux exposés au soleil et les sols pauvres.

L’ensemble de la plante est toxique, la toxicité maximale est concentrée dans les feuilles. L’intoxication peut avoir lieu par ingestion d’eau provenant d’un abreuvoir où des parties du laurier rose ont macéré, par ingestion de résidus de la plante dispersés dans les prés ou de foin directement contaminé par la plante. A savoir également que les toxines du laurier rose peuvent contaminer le lait des juments.

La dose toxique et mortelle pour un cheval de 500kg est de 20 à 60 feuilles fraîches ou 15 à 20 feuilles séchées.

La chute de la température corporelle et les troubles gastro-intestinaux sont des symptômes d’intoxication. En quelques heures, voire minutes, la mort peut atteindre le cheval par paralysie du cœur :

  • Insuffisance cardiaque ;
  • Coliques, diarrhée ;
  • Pupilles dilatées ;
  • Mort par arrêt cardiaque ;
  • Avortement.
Laurier rose plante toxique cheval - Le Paturon

Quelles sont les plantes toxiques pour le cheval dans les talus et bords de haies ?

Riches en biodiversité, les bords de haies et talus peuvent comporter des plantes nocives pour le cheval :

  • Absinthe (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Aconit (hautement toxique avec mort possible en quelques heures) ;
  • Adonis de printemps (hautement toxique avec mort possible en quelques heures) ;
  • Adonis d’été (hautement toxique avec mort possible en quelques heures) ;
  • Arum tacheté ou d’Italie (faiblement toxique et en général non mortelle) ;
  • Berce du caucase (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Belladone (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Cigüe tachetée (hautement toxique avec mort dans l’heure) ;
  • Datura (faiblement toxique et en général non mortelle) ;
  • Digitale (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Euphorbe (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Fougère aigle (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Jusquiame (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Lierre terrestre (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Mandragore (faiblement toxique et en général non mortelle) ;
  • Morelle douce-amère (faiblement toxique et en général non mortelle) ;
  • Morelle noire (faiblement toxique et en général non mortelle) ;
  • Moutarde des champs (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Moutarde noire (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Oenanthe safranée (hautement toxique avec mort dans l’heure) ;
  • Rue fétide (moyennement toxique et en général non mortelle) ;
  • Tanaisie commune (faiblement toxique et en général non mortelle).

Que faire si mon cheval a mangé une plante toxique ?

Les chevaux mangent des plantes toxiques avec ou sans conviction, et parfois certaines plantes émettent des signaux de danger qu’elles perdent une fois séchées dans le foin par exemple.

Malgré tous ces bons conseils, votre cheval peut être exposé à la consommation ou au contact d’une plante toxique. Vous pouvez malencontreusement donner une plante toxique à votre cheval ou celui-ci peut en avaler une sauvage par inadvertance… Que faire dans ce cas ? Les symptômes peuvent vous faire perdre la tête mais surtout pas de panique !

  1. Prenez des photos de la plante et éventuellement un échantillon avec si possible les fleurs et les feuilles ;
  2. Soumettez les éléments à un vétérinaire ;
  3. Surveillez votre animal (contrôlez le pouls, la respiration et la température de l’animal) ;
  4. Notez la chronologie d’apparition des symptômes digestifs, cardiaques et nerveux.

A savoir que certaines plantes ont des effets retardés de quelques heures à quelques jours.

Vous l’aurez compris, pour la bonne santé de votre cheval, gardez soigneusement en tête ou près de vous la liste des plantes nocives. Avant d’installer vos chevaux ou de les sortir au pré, prenez le soin de vérifier l’état de la pâture et les plantes qui s’y trouvent.

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